Le patrimoine arboré

Le patrimoine arboré

Notre commune a la chance de disposer d’une couverture végétale importante, tant en termes d’arbres que de strate arbustive variée. L’arbre est un organisme complexe qui demande des conditions particulières : un sol fertile, poreux et une réserve hydrique pour un bon développement des racines, un espace aérien pour pouvoir respirer, transpirer et synthétiser.

 

Les arbres sont indispensables pour notre cadre de vie. Ils nous protègent du soleil, ils créent une ambiance positive et invitent souvent à la contemplation. Indispensables à la qualité de l’air, ils jouent également un rôle clé dans la gestion de l’eau dans notre commune.

Le changement climatique en cours nous fait prendre conscience de l’importance du végétal pour notre survie. Il faut conserver les arbres existants et en planter de nouveaux, même sur un territoire comme le nôtre qui peut sembler bien doté. L’arbre attire l’eau ; la pluie s’éloigne dès lors qu’il n’y a pas d’arbre.

Actuellement, il n’y a pas d’inventaire arboré sur notre commune mais nous pouvons constater que la plupart des arbres présents sont d’essence locale ou adaptée à notre climat : platane, tilleul, érable, bouleau, cerisier, chêne, marronnier… Les ports sont en majorité des ports libres et la majorité des sujets, en  structure bosquet, ont une hauteur comprise entre 5 et 20 mètres.

Il convient que chacun d’entre nous respecte le patrimoine arboré communal et privé, et donc le cadre de vie des riverains qui peuvent en profiter au quotidien.

Le lavoir au cœur de la Cassourade

Le lavoir au cœur de la Cassourade

Au sein de notre Cassourade, dans le bourg, un petit bâtiment se dresse, seul : il s’agit de l’ancien lavoir.

« Un lavoir est un bassin public pour laver le linge. Le lavoir est alimenté en eau par une source ou un cours d’eau, en général couvert où les lavandières lavaient le linge »

Imaginons ce temps où les femmes venaient laver le linge dans ce lavoir, alors alimenté par un petit canal, aujourd’hui disparu. Christiane se souvient : « Nous nous retrouvions à plusieurs familles du voisinage, les Cazala, Carrère, Lannes, Capdeboscq, et il fallait frotter le linge avec les brosses et le savon. Parfois il y avait embouteillage au lavoir ! ». Le linge était auparavant bouilli avec de la cendre.

Ce travail a pris fin avec l’arrivée des machines à laver mais aussi l’eau courante, dans les années soixante. Celles et ceux qui habitent une maison ancienne du village doivent avoir encore une pompe à eau dans l’entrée ou le jardin, encore un témoin, pas si lointain, d’une époque révolue.

Les vitraux de l’église Saint-Pierre

Les vitraux de l’église Saint-Pierre

Tout le monde connait l’église Saint-Pierre, au centre du village, mais pas forcément les éléments patrimoniaux qu’elle renferme.

Les vitraux de l’église sont signés du maître verrier « Mauméjean » et datent de 1867.

Les Mauméjean forment une dynastie de maîtres-verriers qui s’est éteinte au milieu du XXe siècle. Jules fonda en 1860 l’atelier Mauméjean à Pau et créa de très nombreux vitraux pour églises et oratoires, des peintures murales… dans le Béarn, le Pays-Basque et en Espagne où il ouvrit un atelier à Madrid en 1898. Il finit par devenir le maître-verrier officiel de la Maison Royale d’Alphonse XII. A la même époque l’atelier réalise les vitraux de l’église de Cauterets, à la chapelle de la Persévérance à Pau…  Au début du XXe siècle l’entreprise connut une gloire internationale pour l’ornementation d’édifices civils et religieux.

Localement leurs réalisations peuvent être vues dans les églises paloises Saint-Jacques, Saint-Martin, Notre-Dame.

 

 

Les calvaires de Rontignon

 Les calvaires de Rontignon

Qui saura retrouver les 5 calvaires situés sur la commune ? Un sixième a malheureusement disparu (il était situé sur la route départementale en direction de Narcastet).
Les calvaires, dont le nom signifie crâne en araméen, sont plus religieux que les croix installées principalement à la croisée des chemins, d’un hameau, de lieux parfois entourés de mystères. Ils servaient aussi de repères à une époque où le voyage était synonyme d’aventure.
Le calvaire rappelle divers évènements : une fête pour la paroisse, un temps de prière (Fête Dieu), un lieu de rassemblement pour fêter les vendanges ou la récolte du blé. Ils jouent aussi le rôle de poteau indicateur, signalant depuis un endroit plat, l’approche d’un carrefour.

Les calvaires de Rontignon sont situés :

  1. à l’angle du chemin Castagnou et de la route du Hameau,
  2. à l’angle du chemin de la Côte-Péborde et de la route du Hameau,
  3. à l’entrée du chemin des Sources,
  4. à l’angle de la rue des Pyrénées et de la rue du Vieux-Bourg,
  5. le long de la rue des Pyrénées pas très loin d’Uzos.

A ces calvaires, il faut rajouter un oratoire, c’est celui de Notre-Dame des Hauteur situé au débouché dela route du Hameau sur la route de Piétat (RD 209). Il fut érigé en 1948 à l’initiative du curé (Auguste Cazenave) et du maire (Juliem Monteil). Le terrain fut offert par monsieur et madame Couteillou. La statut fut transporté en procession depuis l’église du village par quatre jeunes du village (Jean Buzy-Cazaux, Firmin Cazalet, Louis Saint-Marty et François Vignau). 

 

Rontignon les origines

 

Les origines

arrow.pngDans la moyenne vallée du gave de Pau (de Nay à Orthez) se développe la « métropolis » béarnaise qui égrène (à l’exception de Pau et de ses satellites immédiats) sur une cinquantaine de kilomètres des centres modestes qui tiennent plus de la bourgade que de la ville. Ces villages ménagent encore entre eux de larges coudées de terres agricoles consacrées à l’élevage, à la culture du maïs ou au maraîchage

Rontignon, un de ces villages au passé fondu dans celui de la vallée, dispose d’un territoire communal s’étendant à la fois dans la plaine et sur les coteaux, assez réduit dans le premier secteur mais débordant assez largement sur le second.

L’étroitesse de la terrasse inférieure et sa fragmentation ne se sont pas prêtées à la constitution de larges terroirs de culture : ces villages se composent de parcelles de dimensions et d’orientations très irrégulières.

La date de mise en valeur des sols n’est d’ailleurs pas à négliger : elle semble ici assez tardive, au censier de 1385, Rontignon ne comptait que 9 feux, soit environ 36 habitants, ce qui laisse supposer que le peuplement y était alors récent, d’autant plus que ce lieu-dit ainsi que d’autres tel que Narcastet, Uzos, Mazères et Lezons ne sont pas cités avant le XIIIe voire le XIVe siècle.

L’absence d’un parcellaire homogène et régulier est en rapport avec la faible concentration de l’habitat : des espaces vides séparent souvent les maisons.

L’agglomération s’est établie soit dans la plaine elle-même, au bord de quelques ruisseaux, soit plutôt au débouché des vallons qui entaillent les coteaux, au contact des versants. De cette ligne de contact, la population, vite à l’étroit, a essaimé sur les coteaux avoisinants, créant des hameaux tel que celui de Rontignon.

Le passé de Rontignon est peu connu ; néanmoins, l’analyse toponymique ne laisse pas de doute sur l’origine du nom de la commune. Celui-ci apparaît sous différentes orthographes dès le XIVe siècle et jusqu’au XVIIIe où la carte de Cassini révèle le nom actuel. Rontignon dérive du nom latin d’une personne nommée Frontinius auquel on a ajouté le suffixe -onem (domaine de). Cette dénomination signifie donc domaine de Frontinius.

Enfin, la terminaison en -on est considérée comme le reste d’une déclinaison du bas-latin.
D’après ces données, l’hypothèse d’une origine ancienne peut être émise : vers le haut Moyen-Âge.

L’urbanisation initiale

arrow.pngLa seigneurie de Rontignon faisait partie du marquisat de Gassion et était connue au XVIe siècle pour ses vignes et ses moulins.

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Sur la section A du cadastre de 1819, apparaissent une église proche d’un château. Ces deux édifices qui ont aujourd’hui disparu étaient excentrés par rapport au bourg actuel. Un texte commencé en 1772 par l’abbé Bonnecase de Pardies indique : « L’église paroissiale est sous l’invocation de saint Pierre dont on célèbre la fête le 29 Juin. Cette église, voisine du château seigneurial est éloignée du corps du village. »

L’église et le château sont supposés avoir été construits à l’époque Romane, après le Xe siècle ; cela laisse à penser que le bourg a pris place entre deux pôles attractifs : le château d’une part, et les moulins d’autre part situés sur le canal dit « des Moulins ».

Le village s’organise alors autour de trois voies de communication :

— une voie dite « de la Maison-Commune », qui mène à l’ancien château et son église ;

— une voie appelée aujourd’hui « rue du Vieux-Bourg » ;

— enfin, une route dite « de Pau à Nay » aujourd’hui « rue des Pyrénées » que rejoignent les deux voies précédentes.

Il semble, selon la mémoire collective, que l’église ait été démontée pierre par pierre, les matériaux étant réutilisés pour la construction de l’église actuelle au XIXe siècle.

Les trois voies de communication exposées précédemment constituent une boucle qui au contraire d’autres bourgs de la moyenne vallée du Gave ne va que très peu se ramifier.

Le bâti des derniers siècles

arrow.pngAux XVIIe et XVIIIe siècles, l’implantation des bâtiments d’habitation se fait parallèlement à la rue. Ce type de construction simplement constitué par deux pièces qui se suivent et dont les ouvertures se situent sur les pignons, s’établit sur une parcelle étroite et longue.

Au XIXe siècle, avec les initiatives de Napoléon sur la possibilité offerte au monde agricole d’acquérir des terres cultivables, les surfaces acquises sont plus grandes, le plan d’habitation se modifie. La maison d’habitation expose alors sa façade au sud ou au sud-est. Ainsi, les ouvertures sont-elles au soleil et la maison tourne le dos au mauvais temps. D’ordinaire, le pignon se trouve en bordure de la rue, celle-ci présente alors une succession de pignons séparés par l’étendue des cours. Le pignon se prolonge par un long mur de clôture percé d’un grand portail au centre et d’une petite porte laissant passer charrettes et piétons.

Perpendiculairement à la maison d’habitation et proche de celle-ci, la grange-étable est de forme rectangulaire et de finition moins soignée.

Au cours de ce siècle et avec l’amélioration du niveau de vie, les maisons vont s’allonger jusqu’à toucher la grange-étable, puis se rehausser d’un étage se transformant en demeures de maître.

Avec le XXe siècle, apparaissent le long des voies de communication (départementale 37 d’abord) des maisons à l’architecture non définie, détonnant par rapport à l’homogénéité du bourg. La vente de lots par des propriétaires terriens va permettre, à partir de 1975, l’émergence de lotissements, d’abord repliés sur eux-mêmes, puis s’ouvrant sur l’extérieur par l’aménagement de voies de communication. Les constructions y sont souvent modernes mais ne choquent pas le passant en raison de leur éloignement du bourg historique.