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11 Novembre 2011 : jour mémoire

C'est devant le monument aux morts de la commune que les habitants du village se sont regroupés afin de participer à la commémoration du 11 Novembre, en mémoire de l'Armistice de 1918.

 
 

Cette journée revêtait cette année un caractère encore plus important car nous ne rendions pas seulement hommage aux morts de la Grande Guerre mais aussi à tous les combattants, à tous ceux qui ont fait le sacrifice extrême de leur vie au service de la France.

francef2.gif Cliquer sur le drapeau pour accéder au message

Le message "d'Hommage de la Nation aux soldats Morts pour la France", rédigé par le président Nicolas Sarkozy, a été lu par Victor Dudret .De ce texte se dégageait une forte émotion car chacun était conscient que tous les combattants, y compris ceux tombés en opération extérieure, méritent d'être associés à" cet hommage essentiel de la Nation".

 Cliquer sur la photo pour accéder au diaporama de la cérémonieLecture.jpg
 
 Gerbe.jpg  Le dépôt de gerbe par monsieur le maire, suivi de l'appel des noms inscrits sur le monument, ont précédé la minute de silence. La Marseillaise a retenti et couplets et refrains ont été repris en chœur par l'assistance. Appel.jpg

 Mémoire : le 11 novembre 1940, un défi à l'occupant

À l'approche du 11 novembre 1940, les autorités allemandes ainsi que la préfecture de police prennent la décision d'interdire toutes les manifestations commémoratives.

Le recteur de l'académie de Paris juge nécessaire d'envoyer une circulaire aux proviseurs des lycées pour qu'ils empêchent leurs élèves d'aller manifester. Depuis la rentrée scolaire, en effet, tracts appelant à la lutte et inscriptions sur les murs de slogans anti-allemands sont apparus dans les facultés et les lycées parisiens. L'arrestation, le 30 octobre, de Paul Langevin, professeur au Collège de France et physicien de renommée internationale, entraîne une réaction immédiate.

Le 8 novembre, une première manifestation est organisée et même si elle ne revêt pas la dimension escomptée, l'idée d'une manifestation de plus grande ampleur s'y fait jour. Tracts et mots d'ordre d'origines diverses appellent à un grand rassemblement à l'Arc de Triomphe le 11 novembre.

Ce jour-là, plusieurs cortèges rassemblant 3 000 à 5 000 étudiants et lycéens, convergent vers les Champs-Élysées. L'hostilité à l'occupant est générale, les références au général de Gaulle présentes. La répression est brutale : il y a de nombreux blessés, une centaine d'étudiants sont arrêtés et emprisonnés.

 Pour la première fois depuis juin 1940, des Français se sont heurtés aux forces d'occupation. Ce 11 novembre 1940 est devenu un véritable symbole pour la résistance parisienne, pour l'ensemble des Français, en zone occupée comme en zone libre, mais aussi pour les Français libres qui, de Londres à Brazzaville, ont eu connaissance de cet acte de résistance dont la radio de Londres ne manque pas de souligner l'importance.

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Situé près du Quartier Latin, en regard de la Sorbonne, de la faculté de médecine et des autres lieux d'étude, ce mémorial rend hommage aux étudiants résistants. Pour ce monument, réalisé grâce à une souscription nationale, l'artiste s'est inspiré du chant des Partisans "Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place". Le monument se présente comme le symbole du sacrifice de la jeunesse. Il a été inauguré le 29 avril 1956.

Gaston Clotaire Watkin (Toulouse, 1916), sculpteur français
   

 

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Le traditionnel vin d'honneur a rassemblé au foyer les participants à cette cérémonie.

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   Texte : Claudine Bor - Crédits photo : Jean-Pierre Bor